De Paris en piscine Le blog de Papillonista

Aujourd’hui, après la pluie d’hier

photographié dans un magasin de figurines de BD

 

J’ai un peu de mal aujourd’hui, je suis triste, et partagée entre cette tristesse, parce que quelqu’un que j’avais connu autrefois va mal, très mal même pour autant que je puisse en juger  de loin ( mais qu’y puis-je ?  je me sens démunie )  , et la vie qui va, l’animation (un peu trop d’animation dans mon quartier, même, avec les foutus vélos et trottinettes), le plaisir de me balader dans les rues, la piscine où je suis allée encore aujourd’hui, et où rien n’est triste, et moi pas du tout quand je nage, le mouvement dans l’eau est une perfusion de vie ) et c’est juste la vie, indifférente à tout, qui piétine tout, qui se fout de tes états d’âme (tes états d’âme, sont pour moi, Eric, tout comme les Etats d’Amérique » je me rappelle  cette chanson, d’un coup) la vie  qui coule, avec des milliers d’interactions, de possibilités de rencontre, des gens beaux, comme j’en ai vu plusieurs aujourd’hui, dont un gars en jupe d’Europe insulaire du nord, et un autre, beau aussi, habillé comme le Colonel Cody, ( alias Buffalo Bill), et  avec encore un truc triste à l’arrière plan, la guerre , et vraiment, ça, la Guerre, ça me gave totalement. Je voudrais pouvoir faire un geste, et qu’elle disparaisse … Heureusement encore que ce n’est pas directement sous mon nez, avec les bombes en centre ville, il ne manquerait plus que ça pour achever cette décennie sinistre. Qui paradoxalement a été peut être la plus sereine et la plus active de ma vie…  🙂    Non, tout ce que je peux faire , comme me le disent en choeur le Pou de Droite et mon Cheval, c’est de continuer de toutes mes forces à bouger, travailler, et essayer d’aimer mes amis le mieux du monde. Donner et échanger, ça ça me plait…  Être en harmonie avec cette vie qui surgit de partout … Rien d’autre …tenir le coup, quoi… 🙂  en bonne santé … 🙂  de fait, j’ai beaucoup moins de problèmes que lorsque j’avais 20 ans, où tout était compliqué , où je voyais des problèmes partout, et où je ne comprenais rien. Il semble que, les années passant, je survole de plus en plus, tout devient plus facile.  🙂  tout devient plus facile, et plus mystérieux aussi … 🙂  la simplicité est mystérieuse … 🙂  mais je n’ai que peu de prise sur les évènements, voir comment la « Guerre » (qui est encore abstraite pour nous en France) nous a surpris…certes il y avait des guerres partout, endémiques ou très vives, mais ce n’était pas en Europe, et c’était des guerres qui nous touchaient peu (elles sont toujours là, d ‘ailleurs), plus le terrorisme , etc…  je n’ai que peu de prise sur les évènements,(même si j’essaie de croire à « l’effet papillon »),  je suis un fétu de paille, que le vent soulève et emmène, mais ça me plait assez, finalement. La prise sur les évènements, pour moi, se résume, si on veut,(en plus de mon travail)  à des choses qui arrivent tous les jours , des coïncidences de peu de choses, de riens, il y en a tout le temps : par exemple hier soir, je pataugeais (pluie) dans le 13ème, en sortant de la piscine, alors j’ai pris un bus , et j’avais le choix, soit je m’arrêtais dans ma boulangerie préférée , sur le chemin vers chez moi (je fais des deals avec la boulangère) parce que je n’avais plus de pain, soit je continuais direct jusqu’à chez moi (où j’avais du travail) mais il ne me restait qu’un vague quignon de pain…  🙂 j’ai agité cette alternative en marchant, pendant une bonne demi heure (et en nageant , avant) , sans savoir ce que j’allais faire … et quand j’ai mis les pieds dans l’abri bus, à coté de la Place d’Italie,  il y avait là un sac de boulangerie fermé oublié, avec plusieurs petits pains tout neufs … 🙂 donc voilà le pain… 🙂 du coup je suis rentrée directement chez moi …comme des clins d’oeil de la Providence, et ça m’arrive tout le temps…ça marche aussi  avec le « Cherchez et vous trouverez » dont je vous ai déjà parlé…  🙂  … 🙂 

Donc hier, ce fut nager à la piscine Joséphine Baker, avec la pluie qui n’arrêtait pas et tapait sur le toit transparent de la pistoche, se dispersant en grosses rigoles jusqu’au fleuve, très relaxant…  🙂 pendant que des péniches passaient si près qu’elles semblaient remplir la totalité du hublot vu des douches —et ensuite les péniches s’écartaient pour gagner le mitan du fleuve (la piscine Baker est ( comme )  un bateau sur la Seine) … il n’y a que 4 couloirs, et c’est vite rempli. La piscine a ses habitués, qui font les nénuphars toute la demi journée au même endroit, et nagent très peu. on se croirait dans les bains hongrois, d’autant plus que l’eau est très très chaude (je dois me lever dans le petit bain tous les 200 ou 300m pour me refroidir). Il y a comme ça un monsieur , avec une moustache d’Hidalgo (non, non, pas la Mère, le chevalier espagnol…) , et en nageant (en arrivant devant sa moustache alors que j’étais à plat ventre 🙂 ), je me posais des questions sur sa vie, et ce qu’il foutait comme ça tous les jours au même endroit sans bouger —il fait une longueur quand les autres font 500m— … 🙂  je passe ma vie à me poser des questions sur les mecs, en fait : la question principale, c’est comment on peut les baiser, vivre avec,  etc… 🙂 même très gentils, même adorables, au cas où ils le seraient, comment peut on vivre à longueur de temps avec tous ces gens que je croise sans arrêt partout dans la ville—et avec qui j’échange aussi assez souvent— ? je veux dire, il n’y en a pas 0, 00001 % avec qui je pourrais passer plus d’une heure une fois de temps en temps…  🙂 … ( commencer à travailler avec, quoi que ce soit,  est la bonne approche pour des relations plus suivies … 🙂  ) et aujourd’hui, ce fut la piscine Saint Germain, bourrée de gens, dont pas mal d’enfants, dont une petite fille d’environ 11 ans, qui allait être  une beauté , une jolie nana en miniature. Un des gosses avait une longue paire de palmes qu’il envoyait dans la figure de tout le monde … 🙂 rien de tel que 2 ou 3 gosses pour empêcher toute une piscine de nager tranquillement … ceux là ne faisaient pas exception, ils ont passé tout leur temps à plonger sur les gens, ou alors à essayer de toucher le fond, à se retourner en rigolant comme des bossus, et faire des sauts dans l’eau imprévisibles, à s’envoyer des coups, etc… personne n’a rien dit, bien sur, car ils étaient marrants et mignons, des gosses gentils. Du coup, hop, je suis allée nager dans l’une des lignes, où c’était un peu plus calme, guère plus.  Et à la fin, un km non stop, quand la piscine s’est éclaircie; et vraiment, j’aime bien cette piscine, maintenant, même si, dès lundi, je retourne à Berlioux. À la piscine Saint Germain, ils obligent les gens à mettre leurs affaires dans des sacs plastiques transparents énormes, et on doit charrier ça sur le bord du bassin, et ensuite se taper la montée de l’escalier avec ces énormes sacs, on dirait une bande de mineurs remontant les sacs de la mine … 🙂 c’est bizarre qu’il y ait toutes ces façons différentes dans chaque piscine, d’appréhender cette histoire de Covid …  🙂 

Oui, le seul moyen, pour ne pas se transformer en arbre à racine, ce qui ne convient pas aux humains, même si l’esprit carbure encore, c’est de bouger physiquement quoi qu’il en coûte …  🙂 et il faut pouvoir bouger librement, sans peine, sans mal … 🙂  valable à n’importe quel âge … j’adore nager, j’adore marcher…  🙂 

 

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