De Paris en piscine Le blog de Papillonista

Mardi, mi mai 2020

photo P.A.M.  : le gars qui envoyait des bulles de savon irisées, énormes, aux enfants à Paris, un jour…un jour heureux dans notre mémoire.

« I will go north, to be, with you »… (chanson de Joan Baez)*** 

J’ai marché énormément hier, et aussi aujourd’hui. J’ai fait des kilomètres. Je suis allée voir les lieux dont je me sers , dont je me servais, pour organiser ma VIE-DE-TOUS-LES-JOURS, et comme je fais tout à pieds, je suis obligée de grouper. To-day, J’ai imaginé que j’allais à la piscine, en espérant vaguement que si je me remettais dans les rails, j’arriverais au bassin dont je rêve, et qu’il serait ouvert, quel délice ! et j’ai traversé le fleuve, comme je le faisais il y a quelques semaines. Tout était presque pareil, mais même si le Pont Neuf n’avait pas changé , toujours serein (ça tient au fait que la partie proche de la rive droite  est bombée en son milieu, histoire de trébucher vers le ciel et les nuages parisiens—j’essaie d’écrire des trucs un peu poétiques—et la Samaritaine rénovée était très jolie,  façon années 20 et 30, en passant le fleuve vers le septentrion ) on se rendait compte, en arrivant aux Halles, qu’une époque était révolue : d’abord, Conforama, au coin du quai, est fermé. Des palissades devant le grand magasin. Ils sont en liquidation, c’est trop triste. mais ça n’a rien à voir avec le Corona, ils étaient déjà en faillite avant. Je crois qu’ils ont raté une fusion avec Darty, et que ça les achevés. Darty s’étant allié avec la FNAC, et je ne donne aps cher de ces 2 enseignes non plus. Et ça me rendait déjà triste avant. À coté, le magasin Habitat  semble lui aussi à bout de souffle (Habitat vend des meubles, comme Conforama, mais un peu plus haut de gamme), puisqu’il annonce des soldes jusqu’à moins 70 ou 80%. Ça sent la liquidation, là aussi. Trop triste. J’ai failli photographier ce grand arbre devant Conforama, qui porte toujours des feuilles en été, mais qui a développé une espèce de chancre d’écorce, comme s’il faisait une grossesse nerveuse, à la ceinture, et juste au niveau de la circulation. je me demande si cet arbre souffre (c’est évident) et comment il souffre. Je le photographierai. Du coup, on se rend compte qu’il est vivant. Un peu comme nous. Cette énorme excroissance est une réaction contre la pollution de la circulation, c’est évident.

Dans le jardin des Halles, les escaliers mécaniques qui descendent dans le sous-sol sont arrêtés, mais il parait qu’il y a quand même quelques boutiques ouvertes. Je ne suis pas descendue.de toutes façons, la piscine est encore fermée, toutes les piscines sont fermées, et toutes les bibliothèques aussi, d’ailleurs… j’ai l’impression que les fonctionnaires de la ville de Paris ne sont pas prêts de se remettre au travail… dans les bibliothèques, de toutes façons, au moindre prétexte, ils ferment… dans ter, grèves, grèves des transports, tout leur est bon. Pourtant ils pourraient, s’ils voulaient, refaire fonctionner les bibliothèques, ne serait-ce qu’au ralenti.

La mairie de mon arrondissement, quant à elle, ne répond pas au téléphone, ça sonne occupé tout le temps… j’ai l’impression que tout le monde se trouvait bien du confinement, finalement: une sorte de repos de 2 mois, exceptionnel, dans une vie… personne pour t’enquiquiner, pas de courrier ou peu,  les administrations qui te fichent la paix (sauf les Impôts qui se rappellent au souvenir de chacun), les syndics qui se font tout petits (mais il faut les payer quand même), etc…  et un nombre impressionnant de biens de consommations jetés, partout. ce qu’on voyait par terre, il y a quelques semaines, sans arrêt, c’était des petits ressorts, je me demandais pourquoi ; en général, ce qu’on voit tout le temps par terre, à Paris, ce sont des petits disques en métal, 1 ou 2 cms de diamètre, troués au milieu, ou alors des vis ou des boulons, et aussi des paquets de mouchoirs en papier. Mais là, ce qu’on voyait, c’étaient ces petits ressorts, dont je n’imagine pas à quoi ils peuvent servir; et ensuite plus rien. Je suis fascinée par ce que les gens jettent; ou perdent…on ne sait pas s’ils se débarrassent ou si les objets se font la malle tout seuls … 

Cela mis à part, on constate que la ville est toujours aussi sale, un peu plus même, si on tient compte de ce que, comme il y avait moins de gens dehors, il devrait y avoir moins de détritus, mais pas tellement moins. La moitié des gens porte un masque dehors, l’autre moitié non, qui aboie dans son téléphone. On voyait aussi beaucoup de petits enfants, pendant le confinement, les pauvres gosses ne savaient plus quoi faire pour s’amuser. les parents les emmenaient en bas de la rue Mouffetard, où il y avait 2 dessins de marelles tracés sur le sol, avec le ciel et l’enfer, comme on connait… et des petits marmots sur des tricycles, aussi, ou dans des poussettes, trottinant à coté des parents.

Non, personne n’a envie de quitter ce confinement… payés par l’Etat pour rester chez soi, c’est pas mal.  Pour ma pomme, le confinement n’a pas tellement changé ma vie, à part que je ne peux plus nager. mais j’ai remplacé par autre chose. Et j’ai continué à travailler, passés les quelques jours de désarroi du début. 🙂 

C’était un peu ennuyeux de devoir écrire des autorisations de sortie, mais je l’ai fait. Je n’ai été contrôlée qu’une seule fois, un jour où je passais la Seine vers la rive droite. On voyait les voitures de keufs aller et venir, mais ils ne demandaient jamais rien. De voir les gens à moitié hagards et l’air triste, avec un sac d’où dépassait une baguette de pain  devait leur suffire. 🙂

j’ai entendu que les athlètes de haut niveau allaient recommencer l’entrainement, que c’était permis, et ils ont cité Florent Manaudou, du cercle des Nageurs de Marseille : ils disaient que les athlètes de haut niveau étaient comme des voitures de course, qu’il fallait les réviser avant de recommencer l’entrainement. Alors nous avons hurlé une interrogation muette : mais dans QUELLE piscine Manaudou va t il se remettre à nager ? est ce que la piscine du Cercle des Nageurs de Marseille est ouverte ??????? (c’est une admirable piscine, sauf que les conditions d’admission sont absolument impossibles pour le pékin lambda. C’est même pire que le racing Croix catalan, je crois…à part cela, nager à Marseille c’est la loose complète. Ou bien tu fais partie du CNM, ou bien tu peux oublier…) 🙂 

La mairie de Paris ne communique pas à propos des piscines, rien, aucune nouvelle … ouh ! j’aimerais vraiment nager… heureusement qu’il fait glacial … 🙂 hier, 1er jour du déconfinement, un froid dément, du vent, à te rendre furieux,  le comité d’accueil de la nature ne faisait pas de cadeaux… 🙂 

La circulation : elle était modérée, hier et aujourd’hui, on s’en rendait compte, et les mêmes bus quasi vides que pendant le confinement …cependant, j’ai u constater que le pare chocs contre pare chocs était renouveau de mise à la fois Bd Saint-Germain et près de la Gare d’Austerlitz, où je suis allée hier… par ailleurs, même si il y a beaucoup moins de trottinettes qu’avant (mais ça va arriver), il y a toujours des crétins sur les trottoirs en vélo (et en plus ils ont maintenant des vélos électriques), totale impunité, et ça, ça me dépasse…faites la même chose mettez leur des amendes… ben non…ils font ce qu’ils veulent. J’ai vu aussi que Mme Hidalgo , au lieu de faire en sorte , en s’alliant avec la Préfecture, que les vélos et trottinettes ne roulent pas sur les trottoirs, a fait exactement le contraire : elle a mis des pistes à vélos SUR les trottoirs ! il y en a de nouvelles tracées, j’ai vu. Au milieu u trottoir, séparé par un seul marquage jaune au sol, dessiné, tu as les pistes à vélos ! le piéton peut aller se faire f… parce que, dans la guerre piéton/vélos-trottinettes, le plus faible, c’est le piéton… s’il y a une piste tracée sur un trottoir, tu peux imaginer que le vélo se croira autorisé de toutes façons à rouler partout sur ledit trottoir, et ne pas se cantonner à sa piste dessinée… 

Là, ça allait encore (j’ai intégré de regarder à 360° autour de moi quand je veux ne pas marcher en ligne droite ou bien traverser, ou bien tourner à droite ou à gauche), mais d’ici quelques jours, ce sera l’enfer, bien sur, c’est sur et certain. ça l’est déjà plus ou moins sur les grands axes, aux grands carrefours…je suis plus en sécurité dans les petites rues de mon quartier, mais j’en ai un peu marre, je les connais par coeur.

J’ai acheté des journaux tout le temps du confinement, et 2 livres, le dernier Michael Connelly, qui vient de paraitre, et aujourd’hui , chez Boulinier, un bouquin à 0, 20 eu , quel plaisir d’avoir cette possibilité … bien que j’aie , chez moi, de quoi lire pour au moins encore 2 vies … 🙂

 Je couds un masque par jour.(je n’ai pas de machine, alors ça ne va pas vite)  Aujourd’hui, j’ai porté toute la journée, en sortie, celui que j’avais fait hier, 3 couches de coton, et qui, bien qu’un peu bancal, était trés agréable à porter. Bien calibré, restait en place, ne gênait pas, et l’impression que personne ne pouvait me reconnaitre, c’était pas mal . 🙂

eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

*** NORTH (Joan Baez )                                      

Where icycles hung the blossoms swing

But in my heart there is no spring                                                                                               

You were my spring, my summer too                          

Its’s always winter without you

                        

The flocks head north and the lilacs bloom    

At night they scent my moonlight room

You were my spring, my summer too,

I’m going north to look for you

 

Like a windblown bird my heart goes forth

Sent by the spring to the shining north

You are my spring, my summer too

And I won’t rest till I find you

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NORD (Joan Baez) 

 

À coté des petits glaçons    la floraison s’épanouit 

Mais dans mon coeur   il n’y a pas de printemps

Tu étais mon printemps,   mon été aussi ,

C’est tout le temps   l’hiver  sans toi

 

Les troupeaux se tournent vers le nord,   et les lilas fleurissent

La nuit ils embaument   ma chambre au clair de lune

Tu étais mon printemps,    mon été aussi ,

Je m’en vais vers le nord    pour te chercher

 

Comme un oiseau poussé par le vent   mon coeur se met en route

Envoyé par le printemps   vers le nord scintillant 

Tu es mon printemps,   mon été aussi

Et je n’aurai de cesse   de te trouver

                                                        

eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee

(traduction papillonista)

Super chanson d’amour ! j’adore cette époque , que je n’ai pas vraiment connue, des années 60/70 🙂

j’adore la musique folk rock pop de cette époque. 

That’s all, folks ! 

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